NoUvEl AlBuM dE SaGhRu.

NoUvEl AlBuM dE SaGhRu.
Tilelli, Libertéééééééééééééééééééééééééééééééééééééé.................
# Posté le mercredi 23 juillet 2008 17:07

Nouvel Album de GrOuPe SaGhRu.

Nouvel Album de GrOuPe SaGhRu.
Bientôt un nouvel album de Saghru

Le groupe révolutionnaire amazigh "Saghru" récidive. Quelques mois après la sortie de son premier opus "Muha", le groupe est sur le point de sortir un nouvel album intitulé "Tilelli". N'Bark, le leader du groupe, a confié à Tamazgha.fr que cette œuvre est un hommage aux détenus de la cause amazighe.

Le nouveau CD comprend dix chansons, dont trois sont dédiées aux militants incarcérés dans les prisons de la monarchie alaouite. Il s'agit de "Sliman Ouali", "Ameghnas" et de "Tagrest taberkant".

Pour rappel, Sliman Ouali, coordinateur du Collectif des comités de soutien aux détenus politiques de la cause amazighe, purge actuellement une peine de 5 ans de prison ferme dans la tristement célèbre prison d'Imtghren "Touchka". Une décennie auparavant, les membres de l'Association Tilelli de Tizi-n-Imnayen avaient été incarcérés dans cette même prison.

La Rédaction de www.tamazgha.fr

# Posté le dimanche 20 juillet 2008 09:40

Nba !

Nba !
Nba, Le FoNdaTeur Du GRouPe Saghru.
# Posté le samedi 10 mai 2008 18:37

Les passeurs de mémoire

Les passeurs de mémoire
Une nouvelle génération d'artistes engagés...

Saghru, Imenza, Tighermatin, Imal, Timès... sont de jeunes groupes de musique. Mais, pas n'importe lesquels. Par leur engagement et leur persévérance, en dépit des maigres moyens dont ils disposent, ils dessinent les contours d'une révolution culturelle dans les vallées de Tafilalt. Regard sur une nouvelle génération des maquisards du verbe.



Résistance

On raconte que pour survivre dans les oasis de Tafilalt, balayées par le soleil et les vents chauds, il a fallu apprendre à se battre très tôt. La mémoire collective raconte aussi que si l'on entendait le bruit des sabots raisonner dans le désert aride, ce ne pouvait être que l'armée du Makhzen en campagne contre une tribu dissidente. A l'époque, Aït Atta, Aït Merghad, Aït Hdiddou, Aït Aïssa Yizem... Tous les "Aït" refusaient d'être soumis. L'histoire nous enseigne que le Makhzen n'a jamais pu mettre sa main sur cette région jusqu'au début des années 1930 avec l'intervention de l'armée française qui a réussi à soumettre tout le Tafilalt après avoir commis d'immondes boucheries à Ifgh, à Baddou, à Saghrou et bien d'autres lieux. Les blessures ne se sont pas encore cicatrisées et la mémoire garde toujours cet affront enfoui au fond d'elle.

Aujourd'hui, le vent sec du sud balaie toujours le désert et les vallées terrassées par des décennies de sécheresse. Le visage de la terre n'a pas beaucoup changé. Les fils des femmes et des hommes tués à Bougafer et à Baddou se sont dressés pour refuser de se soumettre. Ils veulent s'affirmer, exister et être eux mêmes. Ils le disent haut. Ils le chantent. Le passé et le présent sont désormais liés par l'esprit de la résistance. L'âme de Saghrou.

Après des décennies d'oppression et de marginalisation programmée, Imenza, Imal, Tighermatin, Saghru, Timès et d'autres jeunes groupes ont réussi à secouer le silence et à narguer la peur en déclenchant une révolution douce notamment sur les plans culturel et politique dans la région. Face au mépris institutionnalisé de tout ce qui a trait à l'identité amazighe, les leaders de ces groupes, nés dans la douleur de la contestation, ont investi Internet où ils se sont fait connaitre.


Iman n Saghru, ou l'âme de saghrou

L'un d'eux s'appelle Nbark Oularbi, 27 ans. Il est l'un des poètes qui ont ressuscité cette âme de la résistance. "Saghru" est le nom qu'il a donné au groupe de musique qu'il avait fondé avec son propre frère. "Ces montagnes ont vu naître l'épopée de Saghru, symbole de la résistance et des sacrifices du peuple amazigh. C'est pour rendre hommage à ces résistants et à leurs âmes et inciter les vivants à suivre leur chemin que nous avons choisi ce nom pour notre groupe", m'avoue Nbark.

Saghru vient de sortir son premier album, "Muha", titre de l'une des cinq chansons de l'œuvre qui conte la malheureuse histoire d'un jeune diplômé chômeur confronté à la précarité et au déni identitaire. L'album qui se veut un hommage aux détenus politiques de la cause amazighe à Imtghren et à Meknès a connu un succès qui a surpris même les membres du groupe.

Outre "Muha", dans l'album on peut apprécier plusieurs autres belles chansons, dont "Riru", "Ulac Smah Ulac", "Grat-d ifassen" et "Bienvenue étrangères". Ces trois dernières sont écrites par l'incontournable poète de Tizi n Imnayen, Omar Derouich.

"Les jeunes ont besoin de cette musique des racines qui traite, sans pudeur, de leurs problèmes au quotidien. Cet album est d'une force considérable. Avec les arrestations des militants et leur condamnation arbitraire à des peines de prison, un climat de révolte et de colère s'est installé dans toute la région. Au lieu d'avoir peur, les jeunes, notamment les artistes, continuent à alimenter la flamme du combat", me dit un membre d'une association amazighe à Tizi n Imnayen.

Même son de cloche chez Nbark. "Désormais, personne ne peut me faire taire" me dit-il

La nouvelle garde

Comme Nbark, plusieurs artistes ont rejeté la politique du silence imposée. Avant eux, de redoutables poètes traditionnels "imedyazen" avaient défriché le chemin en critiquant le pouvoir et sa politique avec une subtilité légendaire. Ces jeunes représentent la relève et ils l'ont fait savoir. Rien qu'en 2007, différents groupes dans les vallées de Tafilalt et de Ouarzazat ont franchi le pas en sortant des CD de musique qui rivalisent en beauté et en engagement. Chose inimaginable il y a seulement quelques années. Cette prouesse a été due à Internet. Ce dernier a joué un rôle déterminant dans le développement de ces groupes. Leurs vidéos ont été visionnées par des milliers de personnes sur YouTube et Dailymotion ainsi que sur des portails régionaux tel Yafelman.com et des sites militants comme Asekka.net. Ces sites ont permis à ces jeunes de s'ouvrir sur le monde et de faire connaître leur musique. C'est ainsi qu'on a pu découvrir les beaux textes d'Imenza, la rage de Saghru et la transe de Tighermatin, rien qu'avec un simple clic.

Ce développement avait aussi imposé aux artistes d'avoir recours à des textes engagés. Presque tous font appel à un autre monument du militantisme amazigh dans la région, Omar Derouich. Un poète moderne hors pair de Tizi-n-Imnayen. Membre de l'association Tilelli, ce ciseleur de mots a étanché la soif de presque tous les artistes engagés de la région

Engagement

Les associations amazighs à Tamazgha et surtout dans la diaspora ont l'obligation morale d'accompagner ces groupes, de les soutenir et de les aider à se développer davantage.

Il s'agit de garder allumée cette flamme qui nous éclaire et qui nous rappelle que nous sommes un peuple toujours sous domination, un peuple en lutte pour la liberté. Par son engagement, cette nouvelle génération de maquisards est une étoile d'espoir sur le long chemin... de la liberté.

Lhoussain Azergui


Source : www.tamazgha.fr
# Posté le lundi 18 février 2008 08:39

Prémices d'un parcours artistique

Prémices d’un parcours artistique
« Muha ! » : un premier album pour Saghru

Saghru est célèbre chez les Amazighs : c'est le lieu de l'épopée de Bougafer et surtout le symbole de résistance et de sacrifice. La notion de sacrifice, le groupe Saghru la connaît. Avec très peu de moyens et de temps, ce jeune groupe musical a, par contre, énormément de talent et s'est fait une place dans l'univers musical amazigh.

Ces vedettes du Sud-est marocain ont réussi à démontrer leurs grandeur et maturité artistique. Effectivement, la charge symbolique de «Saghru » est un grand fardeau et pour le porter, il faut être à la hauteur, le mériter et avoir le courage de ces combattants ! Les membres de ce groupe honorent les combattants de Saghru et ils ne trahiront jamais leur âme. « C'est pour rendre hommage à ces résistants et à leurs âmes, et inciter les vivants à suivre leur chemin qu'on a choisi ce nom pour notre groupe. »

L'album « Muha ! » est le fruit d'un travail laborieux. Mais c'est surtout une invitation à voyager. Dans quel pays ? Aucun. Saghru invite les amateurs de vraie musique à voyager dans un univers, celui du patrimoine musical amazighe, dans toute sa diversité et dans toute sa richesse. L'originalité de cet album s'explique par le métissage musical où les rythmes, les sons, les mélodies du tambourin ou « alun », puis les sons du guitariste s'entremêlent dans une parfaite harmonie. La troupe de Saghru nous incite à apprécier la manière avec laquelle les aires du désert et les montagnes de Saghru communiquent, musicalement, avec celles du Rif et de Djurdjura.

« Muha ! », c'est aussi une trilogie vivante : la musique amazighe, qui s'inspire d'un patrimoine ancien (ahidus et autres rythmes) avec des retouches de country-music et la musique du monde. La pierre angulaire de leur style demeure l'attachement aux rythmes purement amazighs nonobstant des retouches de musicalité moderne. Simple objectif : donner un peu de vivacité moderne à la musique amazighe, dans le but de contribuer à son innovation, son renouvellement, donc son dynamisme.

Cette tâche, bien que difficile, permettra à la musique amazighe, souvent timide, de renforcer sa vitalité et affronter le théâtre musical que nous proposent les peuples du monde. Car il s'agit bien de disloquer les frontières de manière à faire respirer la musique amazighe. Et séduire le plus grand nombre d'universalistes. D' ailleurs, les membres du groupe Saghru s'essaie à jouer sur divers styles musicaux. Et même s'ils ne croient pas aux frontières, ces jeunes sont amazighs et l' amazighité a toujours, en effet, prôné l'universalité. Il est donc naturel de chercher à gratter la guitare comme les amateurs de reggae le font par exemple.


« Muha ! », en plus d'être un album original, c'est une voix rebelle et engagée. Un cri d'alarme, plus qu'une voix, qui dénonce la situation des Amazighs et l'exclusion dont souffre leurs régions d'une façon directe et quelques fois dans un langage satirique : « Muha », « Grat-ad iffasn », « Ulac smah' ulac » et « Riru » en duo avec le jeune groupe du rap « Itran clans ». L'album contient aussi une chanson en français « Bienvenue Etrangère ! ». En plus de ses propres textes, le groupe Saghru a chanté quelques textes composés par le poète Omar Derouich.

Saghru est composé de son chanteur M'Barek connue par le nom Nba (guitare, Harmonica, chants), son frère Khalid (guitare, solo, chants), Najib (clavier), Yassine (guitare-basse), Youssef (percussion, violon) sans oublier la participation chorale de Rachid Fahim et Amnay.
La pochette de l'album a été conçue par l'artiste Abdellatif Mallal. Photo et Tableau Mallal.

Hamid Belkassem

Pour consulter sur site voici les liens :

www.amsawad.com
www.amazighnews.net
www.kabyle.com
www.azal.fr
www.amazighworld.org
www.souss.com
www.boumal-dades.info
....etc.
Bonne visite !
# Posté le mardi 11 décembre 2007 12:19